Bajir se tait. Soch’é pèse son poids sur son épaule. Le sang sur son front sèche. Tout le monde s’est calmé. Ils avancent à deux le long des voies du train, ce qui est illégal. Je ne sais pas, pense Bajir, ce que ferait la milice si la milice nous trouvait là en plein milieu de la nuit. Il n’a plus assez d’argent sur lui pour les tirer d’affaire si besoin, et il en veut à Soch’é de l’avoir mis dans cette situation.
— Rends-toi compte.
C’est peine perdue.

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Ce n’est pas Bajir qu’on a dénoncé, c’est ce garçon. Un homme a appelé la milice pour dire la chose suivante :
— Il est devant un magasin de télévisions. Il se tape la tête contre une vitrine remplie d’écrans éteints. Le verre se fend, faites quelque chose.
Tout en saignant, le garçon répète en bredouillant les seuls mots qu’il sait dire : tout est oublié.

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Comment ne pas reconnaître que l’état de décrépitude morale et intellectuelle de la gauche et l’état de décrépitude de la société, voire du monde, sont intimement liés ?
Journal du 23.6.22
cahiersfantomes.com/2022/06/23

@jeromeorsoni En matière de roman Ali Smith c'est un peu l'une des premières émotions que j'ai ressenti depuis longtemps pour moi (je recommande "How to be both").

@jeromeorsoni Je termine les Quatre saisons d'Ali Smith avec Summer / je commence l'Histoire perverse du cœur humain (!) de Milad Doueihi.

@jeromeorsoni Pour l'instant j'accroche beaucoup, mais je ne suis qu'au début, donc pas sûr que je tienne la durée. Je lis ça comme on lit des carnets, bribe par bribe, en accompagnement d'autres choses.

"J’ouvre les yeux dans le noir. Il est trois, ou quatre heures. Je m’installe sous la lampe noire, avec du papier, le cahier, les feutres de quatre couleurs. J’avance ligne après ligne sans espérance et quand le jour, un peu plus en retard de nouveau chaque jour, m’en chasse, je retourne aux apparences de la vie."

Le grand incendie de Londres

Je crois que je suis allergique à Bertrand Belin (le chanteur, pas l'écrivain, mais du coup je n'ai pas envie d'en savoir plus sur l'écrivain non plus).

"Les bestes mesmes se voyent comme nous subjectes à la force de l’imagination. Tesmoing les chiens, qui se laissent mourir de dueil de la perte de leurs maistres. Nous les voyons aussi japper et tremousser en songe, hannir les chevaux et se débatre. Mais tout cecy se peut raporter à l’estroite cousture de l’esprit et du corps s’entre-communiquants leurs fortunes. "

(Les Essais, I, 21)

Hasard du calendrier, avec un décalage d'un mois, il y a un an, @gv et moi, nous étions d'accord. La preuve. (Avec en prime les mains de Robert Mitchum dans The Night of the Hunter). cahiersfantomes.com/2021/06/06

Ai-je encore envie de lire des gens qui ont des noms ?

Le livre posé sur la revue Court Circuit, qui parle dans son #5 du livre qui raconte que j'ai été #robertsmith (tu me suis ?)

PS : j'ai aussi un scénario tiré du livre, si tu t'appelles Steven Spielberg.

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