La double baston, avec les Aequi ET les Sabini, est plutôt chaude à gérer. Des deux consuls de l'année, Nautius, prudent mais limité, se tire à peu près de la guerre, mais est unanimement jugé pas top ; l'autre, Minucius, est encore plus mauvais et se fait bloquer dans son propre camp par les ennemis. C'est un désastre !
À Rome, la situation paraît bloquée. État d'urgence. Il faut... un dictateur.
Et on nomme, devinez qui...
... Lucius Quinctius Cincinnatus. Le Patricien Pur Jus(TM).
Ici, Livounet insère dans son récit une vignette moralisante.
Les envoyés du sénat, convoquant l'heureux élu, filent au "pré de Quinctius", la terre que détient Cincinnatus. Là, Cincinnatus travaille aux champs. Lui-même. Quasi à poil, car c'est comme ça qu'on bosse dans les champs quand il fait chaud à Rome.
Imaginez qu'on soit allé chercher Barnier sur son tracteur.
(Je doute que Barnier possède un tracteur.)
– Cincinnatus, le sénat veut te voir !
– Oula, tout va bien ? réagit-il, je cite.
Sa meuf lui passe une toge et pif pouf on lui annonce qu'il est nommé dictateur et qu'il doit sauver Rome.
Livounet en tire une grave leçon comme quoi le pouvoir et l'honneur n'ont pas besoin d'aller de pair avec la richesse. Hmmm.
Cincinnatus arrive, au grand dam de la plèbe, et ordonne la mobilisation générale. Les troupes foncent à marche forcée vers le camp du consul encerclé. Et Rome pourrit les Aequi, les massacre, force les survivants à passer sous des fourches en signe d'humiliation.
Sa mission étant accomplie, Cincinnatus qui incarne toujours la Grandeur Morale de l'Antique République quitte sa charge de dictateur aussi sec. Nous en sommes tous et toutes moralement édifiés.
457-456 : retour des Aequi et des Sabini, qui nous avaient pas manqué.
Les tribuns permettent l'enrôlement de la plèbe, mais en soufflant très fort : ça fait CINQ ans qu'ils veulent voter leur loi, purée de fouchtra flûte. Alors maintenant les pères leur permettront au moins d'être dix au lieu de cinq.
Le sénat concéda l'augmentation du nombre de tribuns, à condition qu'on renouvellerait le personnel, et donc Vivi quitta son poste, après cinq ans de bons et frustrants services. Entretemps, dans une ellipse de mon thread, Fifi a été jugé pour faux témoignage et condamné à l''exil.
Vers 455, les tribuns remportèrent une victoire que Livounet ne détaille pas mais sur laquelle mon édition s'attarde : des terres de l'Aventin furent distribuées au peuple, grâce au tribun Icilius.
Baston avec les Aequi, encore, report du vote de la loi Terentilia, encore, quelques procès politiques ici et là, les années se suivent et se ressemblent.
Enfin, les nouveaux tribuns de la plèbe proposent une idée aux patriciens.
– Ca fait des années qu'on s'écharpe sur l'idée de mettre les lois par écrit.
– GRRR !
– Mais si VOUS les mettiez par écrit ?
– GRRR ?
– Genre on en chargerait un groupe de dix personnes avec des patriciens...
– Grmm...
– ... et des plébéiens ?
– GRRR !
Les patriciens examinent la proposition, et l'acceptent à plusieurs conditions : les législateurs seraient tous patriciens, et au préalable, on enverrait une commission de trois anciens consuls étudier les lois écrites des cités grecques, comme Athènes, pendant trois ans. Les tribuns acceptent ce qui m'apparaît bien comme une nouvelle manœuvre dilatoire, et tope là.
OH MON DIEU Rome va avoir ses lois !
Entretemps, et à défaut d'une guerre, elle se chope famine et épidémies.
Enfin, enfin, enfin, 302 ans après la fondation de Rome, soit 451 selon la tradition, on crée dix magistrats, les décemvirs (= decemuiri, les "Dix Hommes"), chargés de mettre par écrit et de rendre public le corpus essentiel des lois de Rome.
En attendant qu'ils aient fini, on suspend toutes les autres magistratures suprêmes : pas de consuls, les décemvirs gouverneraient dans l'intérim.
Et, euh... disons qu'au début ça avait l'air d'une bonne idée.
Les décemvirs de 451 furent tous patriciens, selon la condition imposée par les Pères. Ils avaient aussi le pouvoir des consuls, puisqu'ils les remplaçaient, avec deux subtilités : on ne pouvait pas faire appel de leurs décisions juridiques (pas de "prouocatio", appel au jugement d'un tribunal populaire) et les tribuns ne pouvaient s'y opposer (pas d'"intercessio").
Parmi les décemvirs furent intégrés les consuls élus pour cette année-là : Titus Genucius et surtout, surtout, Appius Claudius.
Si vous avez suivi nos différents épisodes, vous savez que les Claudii sont l'incarnation du patriciat dans tous ses privilèges et toute sa mauvaise foi. Eh bien Appius Claudius, depuis quelque temps, semblait converti au gauchisme : il fricotait avec les petites gens, il hâblait sur les droits du peuple, il parlait populo, on eût cru Nadine Morano*. Il était donc super populaire, et tout le monde était content qu'il soit décemvir.
* (cette ref est aussi vieille que Michel Barnier)
Suivons cependant le décemvirat, ce drame en trois actes.
ACTE I : 451.
Le décemvirat est beau, grand, parfait. Les décemvirs s'aiment tous. Certes, ils ont un pouvoir quasi absolu, mais ils ne l'utilisent pas et laissent le peuple juger certaines affaires judiciaires, quelle modération. Ils produisent dix tables de loi dont ils publient le brouillon pour que chacun puisse y apporter ses révisions, c'est beau, et elles sont amendées et promulguées.
– Dix tables de loi, c'est excellent, font certains Romains.
– Hmmm, m'est avis que douze ce serait mieux.
– Vous savez pas la rumeur ? Il manquerait deux tables pour que tout soit parfait.
– Rhoooo... Vous savez quoi, on va réélire des décemvirs. Lançons une campagne électorale !
– Bonjour, je suis Appius Claudius, je passe parmi vous mes chers amis les gueux, comment va mamie Paulette, votez pour moi.
– Appius est tellement proche du peuple, votons pour lui !
Les collègues d'Appius Claudius, agacés par sa façon de mener campagne, le chargent de présider l'élection, ce qui devrait normalement lui interdire d'accepter les voix pour lui-même.
Mais, surprise, non seulement il entérine sa propre réélection (Rome
les conflits d'intérêts !) mais il fait échouer celle de ses collègues et des autres chefs du parti patricien. Il est réélu et, auprès de lui, des quelconques, des obscurs, qu'il domine sans aucune contestation.
ACTE II : 450.
[petite pause je prends un thé. C'est long ce livre et il se passe des trucs !]
Appius Claudius et ses collègues passent le début de l'année à se réunir pour discuter stratégie en secret et, nous dit Livounet, Appius influence complètement les autres et se met à les modeler selon sa personnalité. Une personnalité qu'on va redécouvrir, brutalement, à la mi mai 450.
Comme les consuls, les décemvirs sont accompagnés de licteurs, en théorie 12, symboles de leur pouvoir de vie et de mort. En 451, ils se passaient tour à tour les douze licteurs, en signe de modération.
Là, aux ides de mai 450, les dix décemvirs se produisent en public avec, chacun, 12 licteurs, armés de faisceaux surmontés de haches, soit 120 personnes en armes au milieu du forum.
Le ton est donné.
Les décemvirs assurent le pouvoir judiciaire : ils se mettent à rendre des jugements en faveur uniquement des plus riches, des patriciens, des puissants.
Et à écraser la plèbe.
Car Appius Claudius tombe le masque. Comme Trump, comme Le Pen, il a toujours été du côté des puissants.
Impossible de faire appel au peuple de leurs décisions : ce droit est supprimé.
Impossible d'en appeler aux tribuns : il n'y a plus de tribuns.
Impossible de demander à l'un des décemvirs de s'opposer à la décision d'un autre décemvir : ils sont tous unanimes sous la coupe d'Appius.
Et les patriciens ? le sénat ? Ils ne font rien. Le sénat n'est simplement plus réuni. Les patriciens trouvent que, après tout, cette petite tyrannie, ça les arrange pas mal, plutôt Claudius que les tribuns, hein !
Les décemvirs produisent les deux dernières tables promises, et c'est ainsi que sont rédigées les Lois des Douze Tables de Rome. Quand elles seront votées, les décemvirs n'auront plus lieu d'être, et on réélira deux consuls.
– Dites les décemvirs c'est pour quand les élections ? demandent les Romains.
– Pardon, vous disiez ? font les décemvirs, rien entendu. Mon devoir m'appelle ailleurs on se reparlera de ces zélexion un autre jour hein ? Toi pousse-toi le plébéien ou la bastonnade !
Car oui, on en est là, les décemvirs distribuent les châtiments corporels à droite et à gauche, et puis tant qu'à faire s'entourent de gardes du corps recrutés parmi les jeunes patriciens.
ACTE III : 449.
L'année s'achève. Pas d'élections. Les décemvirs ne sont plus rien.
Et pourtant ils paraissent en public. Avec leurs licteurs. Rome est officiellement un régime despotique.
Pendant ce temps, 449 : les Sabini décident de piller le territoire romain, et les Aequi attaquent Tusculum.
Postés sur le mont Algidus, les Aequi menacent la vieille alliée de Rome. Tusculum appelle Rome à l'aide. Les décemvirs trouvant la situation un peu chaud bouillante convoquent le sénat. Bien sûr, ils n'ont aucune légitimité pour ce faire, n'étant plus officiellement en poste. Une séance houleuse a lieu, les Pères accusant les décemvirs d'avoir ramené la royauté, les décemvirs interdisant de changer l'ordre du jour. 3 opposants aux décemvirs se révèlent : Caius Claudius, Horatius et Valerius.
La situation manque de dégénérer en violence entre Horatius&Valerius, duo de sénateurs plutôt pro-plèbe, et Appius Claudius. Mais plusieurs intervenants calment le jeu, et les décemvirs arrivent à manœuvrer le sénat en laissant miroiter la possibilité de revenir à une république "classique", avec consuls et tout, mais débarrassée des tribuns de la plèbe. Bref, on leur permet de lever une armée.
Les décemvirs conduisent les troupes romaines contre les Sabini et Aequi..
et
ils
se font
FESSER
Trop impopulaires, les décemvirs n'arrivent pas à motiver les troupes, qui préfèrent perdre que laisser gagner leurs tyrans.
Les frasques des décemvirs n'arrangent rien, en particulier quand ils font assassiner un de leurs soldats, Lucius Siccius, qui tenait des propos révolutionnaires.
Mais, surtout, c'est Appius Claudius et l'"affaire Verginia" qui fit déborder le vase.
Alors attention, on va mettre des CWs partout, car ça va parler viol, violences, meurtre et patriarcat+++++++.
Si ça peut vous rassurer ça ressemble beaucoup trop à un mythe grec ou au mythe de Lucrèce pour être honnête, et on juge l'épisode légendaire, mais basta.
Les Romains et Romaines hurlent tout autour du cadavre et entrent en révolte. Valerius&Horatius, les sénateurs pro-plèbe, surgissent et disent qu'Appius n'a aucun pouvoir légitime. Icilius crie à la révolution. Appius veut le faire arrêter : la foule bloque ses gardes du corps, arrache les faisceaux d'un licteur et les brise.
Appius Claudius s'enfuit, à demi abandonné par ses licteurs, et se barricade chez lui.
Le sénat, réuni par un autre décemvir, essaie de calmer le jeu, car le sénat n'a toujours pas décidé s'il préférait la tyrannie ou la liberté sans ses privilèges ; mais trop tard. Verginius file au camp militaire et soulève l'armée contre les décemvirs.
L'armée marche sur Rome et, sans violence, incite les plébéiens à rejoindre la révolte, puis occupe l'Aventin.
Le sénat est un peu dépassé.
On envoie à l'armée plébéienne des négociateurs mais, la plèbe n'ayant pas de porte-parole, elle réclame qu'on lui délègue les sénateurs Valerius&Horatius, ses poteaux, puis élit des tribuns, dont Icilius le fiancé.
Le sénat, toujours dépassé, palabre sans savoir quoi faire, reproche aux décemvirs d'être trop pas gentils, poireaute.
Cela agace la plèbe, mise au courant par un certain Duillius, qui, s'inspirant du livre II épisode 1 de ce thread, déclare qu'elle fait sécession sur le Mont Sacré.
Et pouf, toute la plèbe romaine quitte la ville et se retire sur le Mont Sacré. Toute. Les soldats bien sûr. Mais aussi les femmes et enfants. Grève générale. Le reste de la ville est vide.
Au sénat, Valerius&Horatius se gaussent : les décemvirs ont presque plus de licteurs que de citoyens à gouverner.
Les décemvirs craquent. Ils laissent le sénat décider de leur sort, tant qu'on ne met pas leur tête sur une pique. Le sénat envoie alors Valerius&Horatius négocier avec la plèbe.
Et la négociation se passe bien entre la "gauche" du sénat et Icilius meneur de la grève, avec plein de mesures pro-plèbe :
> retour des tribuns de la plèbe sacrosaints
> retour du droit d'appel au peuple
> aucune poursuite pour sédition contre les révolutionnaires
En revanche, Valerius&Horatius font renoncer la plèbe à cramer les décemvirs encore vivants, et leur font un peu la morale à ce sujet ; la plèbe accepte cette concession.
Les décemvirs sont chassés du pouvoir. Vive la république !
On rentre en ville ! on fait la fête dans les rues ! on fait des élections ! on vote des lois sur l'appel et le consulat ! on élit dans la joie Valerius&Horatius consuls !
Joie, bonheur et consuls de gauche, qui font voter des lois consacrant le droit d'appel, impossible à supprimer, l'inviolabilité des tribuns et la force des votes de la plèbe. Ce qui irrite les patriciens d'ailleurs. On va encore toucher à leurs privilèges. Pas contents.
Enfin les tribuns, après avoir laissé pisser pendant quelque temps, citent Appius Claudius l'ex-décemvir en justice pour asservissement illégal d'une femme née libre, à savoir Verginia. Ce qui, dans une société esclavagiste, est très très grave.
Sentant sa cause perdue et éperdu, Appius Claudius, devant ses juges, geint qu'il réclame l'aide des tribuns contre la violence sur sa personne, et qu'il en appelle au peuple !
Ce qui est drôle. Parce qu'il invoque les deux droits qu'il avait supprimés.
Les Sabini aussi menacent.
Ça faisait longtemps, dites donc. Je me demandais comment allait leur petite santé.
On envoie donc un consul contre les Aequi, un autre contre les Sabini, et après les dérouillées subies par les décemvirs, c'est le premier test de la République rétablie : saura-t-elle résister sur le champ de bataille ?
Eh bien la réponse est oui.
Galvanisés par les consuls populaires, par un discours de défense de leur liberté, les Romains giflent les Aequi et Volsci.
Côté Sabini, malgré un ennemi remonté à bloc après ses victoires précédentes, le consul Horatius remporte une victoire symboliquement éclatante.
Comme quoi, un régime pas trop injuste, c'est peut-être pas si faible que ça, hmm ?
Apprenant le retour victorieux des consuls, le sénat renâcle à les honorer, ces populogauchistes, beurk, et c'est la plèbe qui leur décerne un triomphe, ce que le sénat prend pour une menace honteuse de ses prérogatives.
Dans les années qui suivent de cette République rétablie, les tribuns de la plèbe, en position de force, se divisent en deux tendances. L'une consiste à se faire réélire tout en faisant réélire Valerius&Horatius leurs alliés. L'autre, à remplacer les tribuns pour éviter l'accumulation de pouvoir. Ce second parti l'emporte, car Marcus Duillius, vieux tribun présidant les élections, décide, pif pouf, de traiter les voix en faveur de ses collègues et de lui-même comme Macron celles du NFP.
Chaque camp semble bien vouloir se faire voir de l'autre. Les tribuns de la plèbe, après cette élection... euh... réinterprétée, cooptent des patriciens comme collègues. De leur côté, les consuls renoncent à recruter une armée pour éviter de fâcher la plèbe.
– Les patriciens sont gentils en fait, fait la plèbe
– Oui, on est trop bons, font les patriciens Tiens, prends ça.
– Hééé ! Mais tu m'as frappé.e !
– Moi ? Pas du tout ! Tiens !
– Hééé ! mais ça fait mal ! Tribuns, au secours !
Eh oui, libérés par la relative accalmie des relations pères/plèbe, les jeunes patriciens commettaient des "injustices" (iniuriae) envers la plèbe, sans que les tribuns puissent intervenir, quand eux-mêmes n'étaient pas victimes de violences. Les tensions recommencèrent de plus belle. Du coup :
445 : Aequi et Volsci réattaquent, revigorés par l'inaction de Rome l'année précédente.
Ils ne se fatiguent jamais, c'est ouf.
L'ennemi vient piller jusqu'aux abords des murailles de Rome.
Mais à Rome, les tensions sont telles qu'il semble impossible de lever des troupes.
Alors le consul du moment Titus Quinctius Capitolinus (papa de KQ) prononce un long discours au peuple, synthèse, pour ainsi dire, de ce livre III du point de vue patricien :
> les tribuns sont des factieux avides de pouvoir personnel
> les patriciens ont fait plein de concessions
> la plèbe agit contre ses intérêts en délaissant la guerre
> il faut cesser les troubles civils pour porter la guerre à l'extérieur
Voilà, cher lectorat, je vous laisserai juger vous-mêmes de la sincérité de cette argumentation.
Enfin, la plèbe est convaincue, se laisse recruter, on sort et on renvoie les Aequi et Volsci au bercail, au moins jusqu'à l'an prochain.
C'est presque ainsi que finit ce livre III, mais il y a une séquence post-générique.
Rome. 445. Les cités d'Aricia et d'Ardea se disputent un bout de terre et demandent au peuple romain de juger. Le peuple romain dit :
– Ce bout de terre... En fait il est à moi.
Et c'est la fin de ce livre III, riche en luttes politiques et révolutions !
À bientôt pour encore plus de lutte des ordres et d'effronterie du patriciat !
@elzen J'avouerai qu'à la lecture c'est très difficile de ne pas trouver les patriciens et le sénat arrogants, brutaux, imbus d'eux-mêmes et incohérents, j'en suis à me demander si c'est fait exprès.
@hist_myth c'est pratique quand ils ont 3 noms ont sait qu'ils vont faire un truc mémorable
@floby De façon assez marrante jusqu'au livre IV y en a pas des masses qui ont trois noms !
@hist_myth je me rappelle de Superbus quand même
Justement, comment ça se fait que les Volsques et consorts attaquent chaque année ?
C'est une forme de guerre rituelle avec peu de morts ?
Les romains n'ont pas encore le duo pilum+gladius qui rend les batailles beaucoup plus sanglantes ?
@lienrag Les récits qu'on a des guerres du début de la République sont un peu trompeurs puisque Tite-Live les décrit de manière probablement anachronique, comme des batailles de son époque... On peut imaginer qu'il s'agit plutôt de razzias suivies d'expéditions punitives...